Le pastoralisme a fait nos paysages

Les pelouses des crêtes de Lure où tu cours n’ont rien de « naturel » : ce sont des siècles de pâturage qui les ont ouvertes, et ce sont les troupeaux d’aujourd’hui qui les maintiennent en vie.

Le berger a fait le sentier avant toi

Les archives de 1409 mentionnent plus de 7 000 bêtes sur les pâtures de Lure. Pendant des siècles, moutons et chèvres ont façonné ces grands espaces ouverts qui font aujourd’hui la beauté de nos courses. Il ne reste que quelques troupeaux sur la montagne : chacun d’eux est précieux.

Ce que le pâturage fait pour la montagne (et pour toi)

  • Il maintient les pelouses sommitales ouvertes, refuges d’une biodiversité rare : papillons Apollon, oiseaux des crêtes, orchidées.
  • Il réduit le risque d’incendie en limitant l’embroussaillement : une protection vitale en Haute Provence.
  • Il garde les paysages ouverts et les sentiers praticables : sans les troupeaux, la broussaille referme tout en quelques années.

La vraie menace : la disparition des troupeaux

Contrairement aux idées reçues, le problème sur Lure n’est pas le surpâturage : c’est la déprise, le recul de l’élevage. Le document d’objectifs du site Natura 2000 des crêtes le dit noir sur blanc : l’enjeu numéro un est de maintenir les pelouses ouvertes en s’appuyant sur un pastoralisme vivant. Soutenir les éleveurs, c’est protéger la montagne.

En mai, la montagne est en mouvement

Le THP summer se court début mai, quand le troupeau du GAEC de Lure pâture encore la plaine et le piémont, avant sa montée en estive de juin. Tu peux donc croiser des brebis sur les premières pentes, accompagnées de leurs chiens de protection. Tout ce qu’il faut savoir est sur notre page dédiée : Face au patou, ici on ne court plus.

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